Faites-nous rire !

Cette question n’est qu’un exemple des multiples questions a priori déstabilisantes mais que vous pouvez traiter facilement avec un peu d’agilité. Je vous renvoie à l’article Entraînement à l’agilité. Quelques mots quand même sur cette question.

Pourquoi ?

Vous êtes chiant. Le jury vous trouve peut-être bon mais il est en souffrance. Il s’ennuie. Il se demande légitimement si c’est une question de circonstances ou si vous êtes toujours comme cela. Bref, il veut voir si vous êtes aussi lisse ou sérieux que vous semblez l’être.

La surprise. Le jury adore surprendre pour casser un entretien sans doute trop préparé, trop maîtrisé. Il vous met, comme on dit (au secours !), en dehors de votre « zone de confort ».

Comment ?

Evitez les blagues !

Elles ne sont pas rédhibitoires, mais elles doivent être évitées. D’abord parce que l’entretien n’est pas un lieu de pitrerie ; l’humour est bienvenu, c’est même une belle preuve de bonne tenue de l’entretien, mais un humour spontané, en situation ; pas sur commande et encore moins en faisant appel à des histoires. Ensuite parce que votre humour n’est pas celui du jury et vous prenez toujours le risque du bide. C’est effarant de voir le nombre de blagues racistes ou sexistes qui passent en réponse à cette question. Bref, à éviter autant que possible.

Si vous avez une petite blague rapide (genre devinette), « mignonne » (on se comprend), ça peut passer. Mais une fois, faites, essayez de glisser vers un de vos points-clés. Ne vous attardez pas sur cette question.

Faites directement appel à vos points-clés

Cette question est un prétexte pour placer un point-clé de votre CV. Evidemment, dans votre CV, vous n’avez pas de point-clé qui réponde directement « Faites-nous rire ! ». Il va falloir faire appel à votre intuition pour sélectionner le point-clé le plus pertinent. Marche à suivre :

Prenez quelques secondes de réflexion, cette question le mérite bien.

Parcourez la liste de vos points-clés et tirez celui dont vous avez l’intuition que vous allez pouvoir utiliser sur cette question.

Exemple :

Le cinéma. Vous pensez au fait que vous êtes fan de films psychologiques et que parfois certaines situations peuvent être drôles.

L’escalade. Vous pensez à une mésaventure qui vous est arrivée et peut prêter à sourire.

Un voyage. Vous vous rappelez d’une situation

Vous observez d’emblée que les expériences ou points-clés de votre CV que vous pouvez mobiliser sur cette question sont loin d’être évidents comme réponse à la question. Je vous demande d’avoir une simple intuition que c’est l’expérience que vous allez pouvoir mobiliser.

Faites une transition. Comme le point-clé que vous avez identifié n’est pas forcément directement relié à la question, il va falloir opérer une transition, pour placer au final votre point-clé.

Exemple :

Vous ne pouvez répondre à la question « Faites-nous rire » : « Le cinéma. » « Je suis passionné par les films psychologiques et je dois dire qu’un film de Clouzot comme les Diaboliques me fait peur. Mais je trouve qu’il y a aussi des moment cachés, que tout le monde ne voit pas, et que je trouve profondément drôles… ».

Vous ne pouvez répondre à la question « Faites-nous rire » : « Mon stage chez France 5 » « Je peux avoir très peur de m’exprimer en public dans un état de non-préparation. C’est ce qui s’est passé notamment lors de mon stage chez France 5 et cela m’a valu un lapsus… ». Puis une fois que vous avez fait rire ou sourire le jury, vous laissez une ou deux secondes et vous en profitez : « A ce propos, j’aimerais vous dire deux mots de ce stage (développement du bloc stage de 3 minutes préparé). »

Au final, cette question n’est qu’un prétexte pour placer un point-clé de votre CV. L’enjeu est juste dans l’identification du point-clé et dans la manière de l’amener.

Tentez la diversion

  • Faire sourire plutôt que rire
    Vous pouvez transformer la question. Imaginons que vous ne parveniez pas à identifier un point-clé qui puisse faire rire le jury, prenez la main et proposez de le faire sourire : « Je ne crois pas pouvoir vous faire rire, mais en revanche sourire, oui ! ».
    C’est une bonne précaution, que vous pouvez utiliser dans presque toutes les situations, afin de ne pas décevoir le jury sur cette question. Car fréquemment il vous dit « Cela ne nous fait pas vraiment rire… ! »
  • « Je ne suis pas drôle »
    Oui, vous pouvez, si vous assumez pleinement, dire que vous n’êtes pas drôle. Cela peut paraître surprenant ; mais ça l’est moins si vous comprenez que le jury ne cherche pas un type de personnalités. Affirmer avec aplomb que l’on n’est pas quelqu’un de drôle, dans certains cas, peut vraiment faire sourire le jury parce que c’est une position assumée et tellement rare.

Imaginons que j’essaie de faire rire le jury mais que cela ne fonctionne pas. Que faire ?

L’humour doit tenir jusqu’au bout… y compris jusqu’au bide. Si un jury ne marche pas à votre coup d’humour, vous risquez un petit moment de solitude. La solution est de garder la tête froide et votre humour jusqu’au bout, y compris dans votre bide. Usez d’une petite phrase qui manifestera votre aplomb mais aussi votre humour en situation : « Ok, donc je prends note, je dois travailler mon humour l’année prochaine en parallèle du programme. »

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