Si je jury me dit : « Pourquoi être allée à l’autre bout du monde alors que des gens souffrent en bas de chez vous ? »

Vous ne pouvez qu’approuver cette réflexion car son fondement est juste. En gros le jury vous taxe d’avoir recherché une expérience exotique, d’avoir cherché à voyager sous prétexte d’action humanitaire. Et le jury d’appuyer avec des exemples nombreux de situations dramatiques dans notre pays. Donc vous signifiez au jury dans un premier temps que sa réflexion est juste. Dans un second temps, vous pouvez avancer les arguments suivants :

  • Une cause spécifique qui vous tient à cœur. Certaines causes ne sont pas défendables en France. Il faudra pour le coup expliquer le fondement de votre attachement à cette cause par autre chose que « ben je ne sais pas, ça m’intéresse ». Fondez-vous sur vos lectures, vos rencontres, vos engagements antérieurs, vos réflexions, l’actualité etc.

« Ce raisonnement est juste et je me suis souvent posé la question. Mais cette cause me tenait particulièrement à cœur. J’avais étudié la situation des Indiens d’Amérique lors de cours d’anthropologie en première année ; j’ai été vraiment marqué par l’ouvrage de X et heurté par les actions entreprises par le gouvernement brésilien ces dernières années. »

  • Un truc en plus. Certes la cause qui vous a mobilisé ne nécessitait pas d’aller si loin, mais à engagement équivalent, cela vous permettait d’ajouter une ou plusieurs des dimensions suivantes :
    • Une expérience à l’étranger (vous n’en n’aviez pas ou peu à l’époque);
    • La pratique d’une langue;
    • L’intérêt pour un pays, pour une zone.

Dans ce cas, vous admettez juste que votre choix de partir loin n’était pas mû par une simple cause à défendre mais aussi une envie personnelle. Dit autrement, vous admettez que vous n’êtes pas qu’abnégation, que vous êtes aussi un individu qui a des envies, des intérêts. Bref, c’est bon d’admettre et d’arrêter de faire croire au jury que vous n’avez agi que pour le bien des autres. Il faut juste l’assumer.

« Ce raisonnement est juste et je me suis souvent posé la question. Mais ce voyage était aussi une aventure personnelle. Je n’ai pas honte de dire que je suis parti aider mais il y avait aussi une envie forte de pratiquer pendant une période longue une langue que j’aime énormément. C’était un voyage à but humanitaire mais pas seulement, vous avez raison. »

  • Une opportunité. Parfois il y a des opportunités ; des propositions que vous ne pouvez refuser parce qu’elles sont émises par des amis, des proches ou parce que vous savez qu’elles ne se représenteront pas de sitôt.

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