L’auto-évaluation de l’entretien

Les questions possibles sont :

  • Comment vous êtes vous trouvé ?
  • Qu’avez-vous pensé de votre entretien ?
  • Quelle note vous mettriez-vous ?
  • Qu’avez-vous pensé de cet entretien ?

Pourquoi ?

  • Analyse. Les qualités d’analyse font partie des toutes premières qualités jugées par les membres de jury. L’auto-évaluation est un moyen comme un autre d’en juger.
  • Honnêteté et sens critique. L’exercice est redoutable car une vraie analyse est demandée. Qui dit vraie analyse signifie que vous devrez aussi mettre en avant des faiblesses, des manquements dans votre entretien. Ne vous trompez pas, ce n’est pas casse-gueule : une faiblesse dans votre entretien que vous relèverez, si le jury l’a relevée également, permettra de la minimiser. Avoir conscience de ses faiblesses est une qualité très attendue; il s’agit de l’écoute de soi et de la capacité à se remettre en question. Or, quand on est en formation (je vous rappelle que vous postulez à une formation), on est forcément soumis à des remises en question. Le jury sera donc rassuré que vous ayez cette capacité, pour bien suivre le programme ensuite. C’est un signe de maturité et d’ouverture. Le jury sera donc attentif à votre clairvoyance. Il faudra en revanche essayer d’identifier les mêmes faiblesses que le jury.
  • Motivation et confiance en soi. Si une auto-évaluation doit être la plus objective possible, elle ne doit jamais ruiner votre entretien. Souvent des candidats disent : « Je ne suis pas content de moi pour telle et telle raison » et dressent un tableau très négatif. Ce n’est pas possible. Il faudra au final afficher une confiance dans sa capacité à intégrer le programme. Il n’y a pas le choix. Aussi dramatique qu’ait pu être l’entretien, vous devrez montrer confiance et motivation. On peut être critique sur soi sans baisser les bras. Baisser les bras sur cette question, c’est enterrer définitivement toute chance d’intégrer.

Comment ?

Les impératifs

  • Ne minaudez pas, prenez la question au sérieux

C’est une question comme une autre et même plus sérieuse. Vous n’avez pas à être choqué par cette question, d’autant que vous connaissez sa possible existence désormais. Très souvent les candidats font les « gênés », rougissent… Ce n’est pas le moment ! C’est une façon de montrer que vous êtes solide et pas prêt à vous laisser abattre par une mauvaise prestation si c’est le cas.

  • Structurez votre réponse

Adoptez une vraie réponse analytique, avec un propos structuré. On vous demande une analyse. Adoptez par exemple une structure « sur le fond/sur la forme » et mettez du soin à bien organiser vos arguments en deux ou trois points et à exemplifier si nécessaire.

  • Ne vous dévalorisez pas

Vous pouvez vous être trouvé moins bon par moment et sur des aspects que vous identifierez mais votre propos doit toujours se terminer par une note positive, qui doit dominer votre réponse. Il est hors de question de passer 80 % de votre temps sur des points négatifs et 20 % sur du positif. Par ailleurs, relever des faiblesses dans votre entretien ne remet surtout pas en cause votre candidature et votre motivation. On garde la tête haute quelle qu’ait été votre prestation !

Le subterfuge

Comment terminer sur une note positive si l’on a l’impression de n’avoir pas vraiment réussi son entretien ? D’abord, il est peu probable que votre entretien ne comporte pas de forces. Il faut donc les recenser au même titre que les faiblesses. Si elles manquent ou si vous voulez en mettre suffisamment, le subterfuge est dans la nuance : vous allez déporter la question sur votre candidature. Explications : si l’entretien ne s’est pas très bien passé, cela reste un moment court de quelques minutes; mais un entretien peut s’être mal passé alors que votre candidature, sur le papier, est bonne. Elle est forcément bonne d’ailleurs, sur le papier, puisque vous êtes présent, vous aurez sans doute déjà passé avec succès l’admissibilité. Donc revenez toujours sur la valeur de votre candidature. Exemple :

« Je pense que l’entretien ayant été assez musclé (sourire), je n’ai pas pu exprimer toutes les expériences importantes, notamment mon stage long de 6 mois au sein du groupe L’Oréal. Je regrette par ailleurs de n’avoir pas été brillant sur la question de mise en situation. » (partie soulignant les faiblesses)

Si vous trouvez des forces dans l’entretien, allez-y généreusement :

« Je pense néanmoins avoir réussi à exprimer clairement mon projet professionnel et vous avoir montré que j’étais très engagé dans le tissu associatif de mon université et au delà par mon implication sur la scène politique régionale. Il me semble que ces deux éléments sont importants pour suivre un programme tel que celui-ci. »

Si vous ne trouvez pas de forces ou pas suffisamment, déportez la question sur l’intérêt de votre candidature :

« Malgré cela, je pense que ma candidature est très sérieuse et concorde bien avec ce que vous attendez d’un candidat à ce programme. J’ai un projet professionnel déterminé et appuyé par des expériences solides. J’ai par ailleurs un engagement fort dans le tissu associatif de mon université  et au delà par mon implication sur la scène politique régionale. »

En résumé, deux situations

  • Votre prestation n’a pas été bonne.

Si votre prestation n’a pas été bonne, alors le jury pourrait apprécier que vous en soyez d’abord conscient (ne faites pas une longue liste de ce qui n’a pas été ; allez-y rapidement ; ne vous morfondez pas, allez-y nettement et avec aplomb –c’est une façon de montrer que vous êtes solide et pas prêt à vous laisser abattre par une mauvaise prestation)

« Je pense que je n’ai pas assez joué le jeu au tout début et que j’aurais pu m’impliquer plus dans la mise en situation que vous m’avez donnée. »

Mais ensuite, et c’est là que se trouve la malice, vous appuyez sur la solidité de votre candidature (et non tellement de l’entretien). Vous déplacez le problème de l’entretien en lui-même à la candidature.

«  Mais ma candidature est solide, j’ai un projet professionnel réfléchi, des expériences intenses en vente et un vrai goût pour l’entrepreneuriat qui est le point fort de votre école. »

  • Votre prestation a été bonne.

Si votre prestation a été bonne, alors procédez en 2 temps. D’abord prononcez-vous sur le déroulement de l’entretien (mais ne vous étendez pas trop quand même, restez sobre, ne vous emballez pas même si vous avez une très bonne impression car vous pouvez vous tromper ; dans ce cas autant ne pas trop forcer).

« Je trouve qu’il y a eu un échange et pas seulement des questions et des réponses ; nous avons échangé et c’est je pense la meilleure façon de nous connaître mutuellement. »

Puis vous revenez sur votre candidature :

«  Par ailleurs ma candidature est solide, j’ai projet professionnel réfléchi, des expériences intenses en vente et un vrai goût pour l’entrepreneuriat qui est le point fort de votre école. »

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