Le béni oui-oui et les révérences

Origine

  • L’idée que vous êtes devant un jury tout-puissant, sorte de dieu suprême. Ce qui n’est évidemment pas le cas.
  • L’absence d’écoute. Quand on n’écoute pas un jury, qu’on est ailleurs (et ça arrive les moments d’absence, sous stress), pour exister et montrer qu’on est bien là, à l’écoute, on dit amen à tout.
  • La volonté de bien faire. On s’imagine qu’en étant aux petits soins du jury, il va être plus sympa.

Manifestation

  • Le hochement de tête de haut en bas à chaque intervention du jury, quel que soit son propos. Hochement qui veut dire en général « j’ai compris » ou « je suis d’accord » mais ce n’est juste pas possible puisque vous le faites sans avoir écouté la fin. A bannir !
  • L’incapacité à dire « non », à ne pas être d’accord, à apporter une contradiction à une argumentation du jury.
  • Le sourire figé qui accompagne toute réponse à une question gênante à laquelle on préfère un « oui » de politesse à un « non » engagé. Le rougissement aussi, qui montre souvent que vous vous contenez et n’osez pas donner la vraie réponse.
  • L’excès de politesse. Qui devient parfois de la mièvrerie lorsque vous dites au jury « Bonne question ! » ou « Je vous l’accorde ». Ce n’est juste pas possible.

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