Exemple de traitement d’un projet

Cet exemple est inspiré d’une structure CMARA (Contexte, Mission, Actions, Résultats, Apports), mais de façon souple. Les actions sont au nombre de 4, les résultats sont mêlés aux actions et la partie d’apports est réduite.

(Contexte)

L’expérience qui a été pour moi la plus significative est la création d’un site de location de robes de soirée. Depuis environ deux ans, nous avions pris l’habitude, avec un groupe d’amies, de nous regrouper chez l’une d’entre nous avant chaque soirée afin d’y échanger nos robes. L’idée était que  tout le monde apporte au moins quatre ou cinq robes. Après les essayages, chacune faisait son choix, comme dans un véritable magasin. Le but était de pouvoir porter à chaque soirée des robes différentes sans dépenser d’argent ; cela permettait aussi de rentabiliser nos robes achetées et déjà portées. J’ai alors pensé que la plupart des filles de ma génération devait se retrouver face à cette même problématique avant chaque soirée. J’ai alors eu l’idée de mettre en place un système d’échange plus large qui consiste à louer des robes de soirée à travers un site Internet et sera destiné dans un premier temps à un public universitaire. La plupart des sites de location de robe existants étant spécialisés dans les robes de mariée ou des robes de créateurs, il existe peu de robes à des prix inférieurs à 100 euros, certaines locations pouvant même aller jusqu’à plusieurs centaines d’euros. Or, mon projet permet à un public de 20 à 30 ans de  porter des tenues toujours différentes en dépensant  en moyenne 30 euros.  Il y a donc peu de concurrence et un large marché potentiel. 

(Mission)

J’ai donc proposé à deux amies de développer ce projet avec moi.

(Actions + résultats)

La première question a été celle du stock. Nous ne pouvions rassembler à nous trois qu’une quarantaine de robes. Or, cela n’offrait pas, selon nous, un assez large choix aux clientes. Nous avons alors recherché des moyens pour constituer un stock de taille. Ainsi est née l’idée de travailler avec des friperies et de mettre leurs robes en location sur notre site. Notre choix s’est arrêté sur les friperies car ce type de boutiques se rapproche de très près de notre projet initial. En effet, comme les friperies vendent des robes d’occasion, le principe est toujours de louer des robes déjà portées et donc à des prix réduits. À la recherche de friperies, nous nous sommes rendues dans une dizaine de magasins pour parler de notre projet aux gérants. Sur les dix friperies consultées, trois d’entre elles se sont dites très intéressées pour travailler avec nous et nous ont garanti une collaboration dès que le site sera mise en place. Trois c’est parfait pour initier le site. Les deux premiers magasins se situent dans le premier arrondissement de Paris, rue Berger et rue St Honoré, le troisième se trouve rue des Taillandiers dans le onzième. Cependant, une fois le projet lancé, nous retournerons dans les friperies pour convaincre les boutiques réticentes de travailler avec nous, en leur prouvant le sérieux de notre projet grâce à notre site Internet.

Pour convaincre les boutiques, nous leur avons présenté notre concept. Nous leur avons expliqué que les robes destinées à la location sont les robes laissées en stock et que si la robe a plu à la cliente, elle a aussi la possibilité de l’acheter, après l’avoir louée. Et que le magasin en tire ainsi trois avantages non négligeables. Tout d’abord, cela permet à la boutique de rentabiliser ses stocks en touchant de l’argent sur des robes délaissées. Ensuite, notre site crée, en plus de la location, une opportunité d’achat. En effet la cliente aura probablement le désir de porter la robe plus d’une fois et donc de l’acheter. Enfin, cela permet aux friperies d’être présentes sur Internet, vecteur qui leur est encore étranger, et d’accroître ainsi leur notoriété. En contrepartie, nous touchons le tiers de la somme gagnée par la friperie.

Le nom choisi pour le site est « Robe d’un soir ». Le site Internet n’existe pas encore, mais le nom de domaine a été déposé. Cette première version, Bêta, vise à rôder le fonctionnement du site, notre collaboration avec les friperies, mais aussi à comprendre le comportement des consommatrices. Il permettra de réaliser les transactions et servira aussi de vitrine de magasin. Les robes ont donc été prises en photo et seront présentées sur le site, classées selon les différentes marques proposées. En dessous des photos seront affichés le prix et la taille. Les prix peuvent varier entre 20 et 50 euros. Pour calculer le prix, nous retenons un pourcentage de 20% sur le prix initial de la robe. Sur ce pourcentage de 20% est compris le prix du pressing. Par exemple, une robe ayant coûté 180 euros sera louée à 36 euros. Ainsi, les prix sont assez bas et attractifs. À partir d’environ sept locations, le prix initial de la robe est entièrement remboursé et nous pourrons alors acheter une robe supplémentaire. Après avoir réservé leur robe, les clientes doivent aller la chercher sur le lieu où elle se trouve. La robe est délivrée après la remise d’un chèque de caution, ce chèque étant gardé dans les cas où elle est perdue ou abîmée.

La prochaine étape sera de faire connaître le site. Notre politique de communication sera triple. Tout d’abord nous utiliserons le réseau social Facebook, en créant un groupe portant le nom de notre site et dans lequel nos robes seront exposées. De nombreuses personnes seront été invitées à rejoindre ce groupe, et pourront ainsi découvrir le site Internet. Ensuite, des flyers seront créés et distribués dans des soirées. Nous avons choisi de les distribuer dans des soirées  étudiantes ou dans des boîtes de nuit, car c’est là que  se trouve notre cible principale. Les flyers permettront de présenter rapidement le concept en montrant quelques une de nos robes et bien sûr  de faire connaître le nom du site. Enfin, les friperies placeront dans leur boutique des affiches publicitaires avec l’adresse du site Internet et notre logo, afin d’informer tous les clients que certaines de leurs robes sont en location sur Internet.

(Apports)

Je considère cette expérience comme la plus significative car ce projet en cours a été de ma propre initiative, m’a amenée à analyser un marché, à faire des propositions, à négocier avec des professionnels. C’est avec une telle implication et pas autrement que j’envisage mon avenir professionnel.

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