Les erreurs à éviter dans le traitement des associations/projets

La noyade du « je »

Certes, on parle d’une expérience associative, dans laquelle vous êtes plusieurs. C’est donc la porte ouverte aux « nous », aux « on ». Normal ! Sauf que c’est toujours vous qui passez l’entretien et pas « on ». C’est votre expérience de l’association qui intéresse le jury et pas l’association en soi. C’est votre rôle qui l’intéresse. Le sujet est donc bien « je ». Cela a donc deux implications :

  • Utilisez le pronom « je »
  • Evoquez votre rôle, parlez de votre implication, non pas de ce qu’a fait l’association, mais de ce que vous avez fait, vous.

La seule présence du « je »

Pourtant, il faut respecter le caractère associatif de l’expérience et vouloir tout ramener à soi serait une erreur. Le jury veut vous voir agir dans un collectif et peut-être même vous voir vous effacer devant l’objectif commun. Conséquences :

  • Il ne faut pas gommer totalement les « nous »
  • N’hésitez pas à utilisez le « je » mais « avec » les autres. Exemple : « J’ai mis en place avec mes camarades… »

La surdimension de la partie administrative

Beaucoup d’entre vous ont tendance à considérer comme faisant partie de l’activité associative deux points qui intéressent pourtant peu le jury :

  • La constitution de l’association ; la rédaction, le dépôt des statuts occupent parfois une place anormalement importante dans vos discours. Or, ce n’est pas la partie la plus passionnante. Vous avez tendance à la rendre plus consistante qu’elle ne l’est vraiment (franchement faire les statuts d’une association, ça ne casse pas des briques quand même, surtout quand il n’y a pas d’enjeu particulier et qu’un copier-coller suffit). Et puis, n’oubliez pas que cette partie administrative n’est que le cadre de votre action associative; ce n’est pas une fin en soi. Parlez de votre action plutôt que de la coque administrative.
  • Les fonctions statutaires : président, trésorier, secrétaire général, ça fait joli, vous avez l’impression d’être épinglé de la médaille du mérite mais ça n’intéresse pas franchement un jury. Etre secrétaire général ne donne pas des fonctions impliquantes, ne vous fait pas travailler sur des projets, ne vous met pas dans l’action. En tout cas, cela ne va pas de soi. Il est donc nécessaire que vous ne vous arrêtiez pas à l’énonciation de ces titres.

La négligence des parties d’action, de résultats et d’apports

Parce que vous traitez d’une association et non d’une expérience de stage ou d’un petit boulot, vous avez tendance à penser que l’on vous attend moins sur les résultats et les apports. Une association, ça serait plus cool, plus désintéressé, l’activité y serait plus détendue. C’est vrai en partie mais c’est surtout une expérience comme une autre qui doit exprimer une implication et vous représenter en action. Donc, si on reprend le format CMARA (Contexte, Mission, Actions, Résultats, Apports), il est essentiel de ne pas oublier de traiter

  • des actions;
  • des résultats;
  • des apports.

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